Publié par Flora C. le 30/01/2015

Le musée des Confluences de Lyon a ouvert ses portes le 20 Décembre 2014. Depuis le temps qu’on l’attendait, les jardins et places extérieures étaient toujours en travaux le jour de l’ouverture. Quelques fissures par-ci par-là à l’intérieur, on se dit qu’il n’est peut-être pas totalement terminé, et ça ne rassure pas.

Imaginé par l’agence d’architecture autrichienne Coop Himmelb(l)au, le musée a été construit à Lyon, sur la confluence entre la Saône et le Rhône, sur l’emplacement d’une ancienne usine à gaz. Il a donc fallu dépolluer toute la zone pour pouvoir accueillir l’édifice de 22 000 mètres carrés de surface. À cause de son emplacement, des matériaux, et de la recherche de financement, la construction aura donc duré 6 ans de plus que prévu, et coûté 328 millions d’euros, soit 5 fois plus.

Les lyonnais attendaient donc ce musée avec impatience, certains nostalgiques de pouvoir enfin retrouver les collections, d’autres amers quant a l’argent déboursé.

The Crystal Cloud of Knowledge.

De l’extérieur, le musée ressemble à un immense nuage grisé aux formes improbables. De l’intérieur, on voit apparaître la « goutte », un immense puits dans la toiture qui touche le sol, comme si une météorite l’avait frappé. Ce bâtiment s’inscrit dans le mouvement déconstructiviste, tout comme le Musée Guggenheim de Bilbao et la Fondation Louis Vuitton de Paris, tous deux de Frank Ghery, ou encore la Philarmonie de Paris par Jean Nouvel, récemment ouverte.

Architectures du mouvement deconstructiviste

L’intérieur est immense, on se perd, se retrouve, on se balade dans les grandes allées et les longues rampes, on admire la vue sur les plateformes judicieusement disposées, et si on regarde un peu mieux: des portes. Des portes dans toute la longueur des couloirs, ouvrant sur des nouveaux mondes, sur des salles d’exposition avec une scénographie éblouissante. Le Musée des Confluences comprend la collection de l’ancien Museum d’histoires naturelles de Lyon, des archives d’un musée colonial fermé depuis 1968, et plusieurs pièces recueillies par des missionnaires catholiques depuis le XVIII ème siècle, ce qui fait plus de 2 millions de pièces en tout. Dans les espaces retraçant la vie animale on s’envole avec les papillons et on s’émerveille sur toutes ces espèces incongrues. On regarde minutieusement chaque petit détail sur ces minuscules insectes, on a peur devant ces immenses chauves-souris, et on est pas les seuls. Autour pleins de visiteurs, venus eux-aussi admirer les collections et le musée. On trouve des familles, toutes générations confondues, des groupes d’amis, des couples, des étudiants…

Le musée tente d’expliquer toute l’histoire du monde. Des premiers humains aux croyances mystiques en passant par les animaux disparus, la conquête spatiale et les technologies qui ont changé notre quotidien. On sort donc de ce musée totalement émerveillé par la richesse des collections et par la complexité de l’architecture, mais avec un arrière-goût : celui des lyonnais qu’on entend tous murmurer « pour tout ce que ça a coûté… »

Un conseil avant de visiter le musée: mieux vaut ne pas tout savoir pour profiter pleinement de cet édifice complexe et de la magie des expositions !

 

Architecture du musée des Confluences de Lyon


 

Intérieur du musée des Confluences de Lyon


Collections du musée des Confluences de Lyon

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